Paul Mironneau et Claude Menges-Mironneau
Consulter la liste des catalogues raisonnés d'inventaire de collection de musée produits par la RMN-GP
Aller sur le site web du Château de Pau

Henri IV chez le meunier de Lieursaint
Bernot

Illustration de comparaison
FIG. 88 a. Simon Charles Miger (1736-1820). Henri IV chez le meunier de Lieursaint, 1819. Eau-forte et burin. Pau, musée national du Château, inv. P. 2005.13.2
Historique

Vente publique, Paris, Drouot, C. P. Tajan, Ader, Picard, 25 octobre 1991, no 54.
Acquis sur le marché de l’art parisien en 2005 (arrêté du 27 juin 2005).

Bibliographie

Émile Bellier de La Chavignerie, Biographie et catalogue de l’œuvre du graveur Miger, Paris, Dumoulin, 1856, p. 72-73.
Charles Le Blanc, Manuel de l’amateur d’estampes, Paris, Bouillon, 1888, t. III, p. 28, no 17.
Henri Béraldi, Les Graveurs du xixe siècle, Nogent-le-Roi, Lame, 1981 (réimpr. de l’éd. de Paris, Conquet, 1885-1892), t. X, p. 61.
Paul Mironneau, « Images d’Henri IV en héros chantant du théâtre (vers 1770-vers 1810) », in Figures de l’histoire de France dans le théâtre au tournant des Lumières, actes du colloque de Pau, 23-24 mai 2002, Oxford, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 2007, p. 401-418., p. 358.

Observations

Un tableau de tonalité très troubadour consacré à ce sujet et présenté aux Salons de 1808 et de 1814 par Alexandre Menjaud (1773-1832) connut de nombreuses imitations, comme celle que Simon Charles Miger (1736-1820) voulut offrir, sur ses vieux jours, à la véritable vénération qu’il n’avait cessé d’entretenir à l’égard du Béarnais, en vers et en chansons.
Ce graveur, élève et proche de Cochin, désigna lui-même cet ouvrage (fig. 88 a), l’un des derniers de sa main, comme son propre « chant du cygne ». Et « comment ne pas respecter ce dernier coup de burin de l’artiste ? » (Bellier de La Chavignerie, 1856). C’est lui qui dirigea l’entreprise, faisant appel, dès 1816, pour établir le dessin, à l’un de ses élèves, Bernot. De cet artiste, on ne connaît guère que ce que dit la correspondance de son maître. Il serait déjà mort en 1817, d’après une lettre du 22 avril de cette année-là – on apprend aussi qu’il dessina des paysages. Tout ce que l’on peut dire, c’est que Bernot – ou plutôt Miger – emprunte ici à Menjaud l’essentiel de son inspiration, et ne trouve à changer que quelques détails descriptifs purement matériels11. Simon Charles Miger (Nemours, 1736 – Paris, 1820), Henri IV chez le meunier de Lieursaint, 1819, eau-forte et burin, 35,5 x 37 cm, Pau, musée national du Château, inv. P. 2005.13.2.
L’émotion scénique a fait place au pittoresque narratif, dans la salle bien garnie du moulin ; c’est d’ailleurs le thème de la fameuse poule au pot que le graveur a retenu pour la lettre, traduisant les efforts radicaux déployés par le xixe siècle pour parvenir à une identification populaire du mythe henricien.

1. Simon Charles Miger (Nemours, 1736 – Paris, 1820), Henri IV chez le meunier de Lieursaint, 1819, eau-forte et burin, 35,5 x 37 cm, Pau, musée national du Château, inv. P. 2005.13.2
Copyrights

Étapes de publication :
P. Mironneau, Cl. Menges, 11 décembre 2007, rédaction de la notice pour première publication.

Pour citer cet article :
P. Mironneau, Cl. Menges, « Henri IV chez le meunier de Lieursaint » dans Catalogue des dessins musée national du château de Pau, mis en ligne le 11 décembre 2007. https://dessinsdepau.fr/notice/notice.php?id=88
© Réunion des musées nationaux – Grand Palais et musée national et domaine du château de Pau, 2024

Choix du dossier où ajouter la notice

    Vous devez sélectionner un dossier ou en créer un nouveau.
    Vous devez saisir un nom de dossier.

    Connexion

    Courriel inconnu ou mot de passe incorrect. Veuillez réessayer.
    Vous devez saisir le couriel avec lequel vous vous êtes inscrit.
    Vous devez saisir le couriel avec lequel vous vous êtes inscrit.
    Vous n'êtes pas encore inscrit ? Créer un compte
    Vous avez oublié votre mot de passe ? Cliquez ici