Paul Mironneau et Claude Menges-Mironneau
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10 dessins trouvés pour :
Personnage contemporain ou proche d’Henri IV = Maximilien de Béthune, duc de Sully (Rosny-sur-Seine, 1559 – Villebon, 1634)
Attribué à Jacques Firmin Beauvarlet

C’est la célèbre scène de La Partie de chasse de Henri IV de Charles Collé qui fait l’objet de cette composition. Une transcription en gravure était ici manifestement prévue ; celle-ci cependant, à ce que l’on sait, est restée inconnue ou n’a pas vu le jour. Mais il est légitime d’y reconnaître la méthode de Jacques Firmin Beauvarlet, un graveur venu d’Abbeville et très fécond dans l’art d’interpréter les maîtres français de son temps : « chose nouvelle, il n’opérait pas directement…

Le deuxième récit, lui aussi résumé d’après les termes mêmes de Péréfixe (Ire partie, année 1575), fait ressortir l’heureuse alliance de cette humanité avec le comportement loyal et sensible du prince, rompant avec la cruauté d’un temps de discordes civiles et familiales. La vignette en-tête dessinée par Moreau le Jeune pour le livre V de l’Histoire de la Maison de Bourbon de Désormeaux, en 1788, traite du même épisode dans un style de représentation radicalement différent.

Hubert François Bourguignon d’Anville, dit Gravelot

Ancienne collection du vicomte Philippe de Saint-Albin (1822-1879). Legs de Saint-Albin à Eugène Paillet. Figurait à la vente Eugène Paillet 1902, no 113. Collection Bernard Quaritch (Londres). Relié dans une édition de La Partie de chasse de Henri IV (Paris, 1766) portant les ex-libris d’Eugène Paillet et de Marcel Jeanson (1887-1942). Préempté à la vente Marcel Jeanson à Monte Carlo, Sotheby’s, 27 février 1987, no 141, pour le musée (arrêté du 19 mars 1987).

C’est donc Moreau le Jeune qu’il faut reconnaître, dans le second cas, suivi jusque dans les détails (le nom de Michau inscrit sur une lourde toile pendant au plafond, la panière accrochée, l’attitude du roi : on a juste rajouté quelques fioritures et redondances de costumes et de mobilier), dans une estampe gravée par Jean-Baptiste Simonet (fig. 60 a) qui ne s’inscrit pas dans une nouvelle édition de la La Partie de chasse de Henri IV. On plonge ici dans le dénouement final de…

La calligraphie a incorporé à la composition quinze lignes de commentaire historique d’un épisode célèbre connu notamment par les Mémoires de Sully. L’artiste, vraisemblablement apparenté aux Foix-Grailly, qui furent vicomtes de Béarn, est davantage connu pour ses paysages, dont un certain nombre furent exposés au Salon à partir de 1833. Mais il s’agit ici d’un travail d’apprentissage, « scolaire » (quand ce ne serait que dans le cadre familial), tant dans le choix du sujet éducatif…

Hubert François Bourguignon d’Anville, dit Gravelot

Ancienne collection du vicomte Philippe de Saint-Albin (1822-1879). Legs de Saint-Albin à Eugène Paillet. Figurait à la vente Eugène Paillet 1902, no 113. Collection Bernard Quaritch (Londres). Relié dans une édition de La Partie de chasse de Henri IV (Paris, 1766) portant les ex-libris d’Eugène Paillet et de Marcel Jeanson (1887-1942). Préempté à la vente Marcel Jeanson à Monte Carlo, Sotheby’s, 27 février 1987, no 141, pour le musée (arrêté du 19 mars 1987).

L’auteur inconnu de notre dessin suit une voie moins policée que celle empruntée par Gravelot (cat. 42). Non seulement ses personnages sont deux fiers guerriers en armure (les courtisans eux-mêmes portent l’armure), mais le moment choisi se situe légèrement plus tôt dans la discussion, quand Sully, touché par la bonté de son maître, tombe à genoux. Et si l’intérieur du palais, plus sobrement marqué par un rideau, présente moins de faste, ce drapé ne manque pas de majesté ; les…

Le geste de générosité du Béarnais en faveur de ses sujets rebelles qu’il ravitaille est une création voltairienne, même si l’on signale plutôt, y compris chez les auteurs les plus élogieux, comme Sully, l’indulgence du roi devant les entorses faites au blocus de la capitale. C’est bien La Henriade qui reconstitue l’événement imaginaire :

Quel est de ces mourants l’étonnement extrême !
Leur cruel ennemi vient les nourrir lui-même.

(X, 369-370)

Mais ici, en pleine expansion de la…

François André Vincent

À l’occasion de son voyage en France en 1782, le grand-duc Paul, comte du Nord, futur tsar Paul Ier, reçut de somptueux présents contribuant à entretenir le rayonnement artistique de la France. Un important cadeau diplomatique devait encore faire suite à cette visite. Angiviller, directeur des Bâtiments du roi, et Pierre, Premier peintre de Louis XVI, se mirent d’accord sur le nom de François André Vincent pour les cartons de tapisserie destinés à la manufacture des Gobelins qui…

Au dos du montage se trouvait l’estampe correspondant au dessin (fig. 66 a), portant le même titre et la même dédicace à Armand Joseph de Béthune, duc de Charost (1738-1800), qui, dans la descendance du grand Sully, s’illustra par ses idées philanthropiques et sa passion d’agronome physiocrate. Arrêté sous la Terreur, il échappa à la mort grâce au certificat de civisme qui lui fut délivré par la société populaire de Libreval (Saint-Amand-Montrond), où sa réputation de grand propriétaire…