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Personnage contemporain ou proche d’Henri IV =
Sous une tente à baldaquin surmontée de l’ange de la renommée, devant un arbre majestueux, Saint Louis préside à ce curieux rassemblement de têtes couronnées, de manteaux fleurdelisés, de courtisans, gouvernantes et dames d’honneur répartis en deux cortèges, masculin pour l’un, féminin pour l’autre, dont la marche est fermée par trois gardes. Henri IV a pris place à gauche, en véritable patriarche, tandis que le saint ancêtre capétien exerce sur ce lignage un magistère spirituel…
Ce portrait dessiné souffre d’une indéniable lourdeur ; on y trouve plutôt de la truculence, esquissée toutefois avec discrétion et unie à un souci de réalisme physionomique approfondi, non sans quelque élégance. On pourra comparer cette version du roi vieillissant avec le dessin d’une tête d’Henri IV acquis en 1986 pour le château de Pau, œuvre infiniment plus harmonieuse, datant des alentours de 1605-1610 (cat. 29). Rien ici de cette sobriété raffinée, mais tous les caractères…
Acquis en vente publique, Paris, Nouveau Drouot, 11 mars 1985, C. P. Paul Renaud, no 77, par la Société des amis du château de Pau. Don de la société au musée national.
Célèbre accident au cours duquel, au passage de la Seine, le 9 juin 1606, l’équipage d’Henri IV et de Marie de Médicis versa dans le fleuve. Il y eut plus de peur que de mal, mais le fait, célébré par les poètes (Nicolas Rapin), intéressa les historiens (Jacques Auguste de Thou) et les mémorialistes (Pierre de L’Estoile, Tallemant des Réaux). Paysage, personnages et figurants procurent un récit enlevé, d’esprit Restauration, dans une dynamique marquée par le courant romantique.…
Plusieurs dessins de la collection du château de Pau illustrent la fortune de cette anecdote qui fit longtemps les délices du goût troubadour et romantique (voir au cat. 160). Deux éléments méritent ici d’être soulignés dans l’iconographie du thème, du fait de l’insistance avec laquelle ils ont été notés par l’artiste : le portrait de François Ier par Titien accroché au mur et la présence silencieuse de Marie de Médicis en mère attentive. Une version plus aboutie, mais sans divergence…