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Index géographique et monumental = Pau, château et ville
Une vue depuis l’Ouest très fantaisiste, au point que le vieux château Henri IV, certes moins ordonné qu’aujourd’hui sous cet angle, paraît méconnaissable. Venant d’une artiste dont on ne sait rien, dans des années très pauvres en représentation de ce monument, la description retient quelques éléments de référence inscrits dans l’architecture (le cabinet de la reine Jeanne, la tour Billère et la clôture basse, qui sera reprise dans de nombreuses vues au début du xixe siècle) ainsi…
Très proche des deux dessins précédents, cette esquisse reprend l’angle de vue du premier avec l’animation du second. Elle correspond manifestement à un état beaucoup moins avancé du travail entrepris. Ou encore à son réaménagement pour une seule et même vue destinée à un ouvrage illustré. De nombreux essais de placement des personnages sont perceptibles, mais n’ont pas été repris à la plume.
Paul Gabriel Bascle de Lagrèze (Larreule, Hautes-Pyrénées, 1785 – Paris, 1850). Sous-préfet à Foix lors des événements de 1814, conseiller à la cour royale de Pau en 1816, il siégea au conseil général des Hautes-Pyrénées. Il épousa une proche parente de Bernadotte et eut trois fils : le premier, Gustave, qui le remplaça à la cour de Pau et au conseil général des Hautes-Pyrénées, s’affirma dans la pratique de l’histoire locale, le second mourut devant Sébastopol, le troisième était…
Trois récits, trois aspects de la légende henricienne. Le premier est celui d’une naissance mythique, telle que les biographes l’ont transmise dans sa tradition exceptionnellement imagée. C’est Péréfixe qui est cité (Ire partie, 1553) :
Sitôt qu’il fut né, le grand-père [Henri d’Albret] l’emporta dans le pan de sa robe en sa chambre, et donna son testament, qui était dans une boîte d’or, à sa fille […]
Aucune nouveauté ; notre version répercute seulement le surcroît d’intérêt de…
Parmi les portraits manquants, mais cités dans cette liste, on notera celui de Jean-Baptiste Roger d’Henneville (Amiens, 1781 – Paris, 1856), inspecteur du mobilier de la Couronne chargé par Louis-Philippe, à partir de 1838, d’organiser le mobilier du château de Pau. Cadet au régiment de Flandre à Lille en 1792, il avait participé entre 1815 et 1830 à l’organisation de cérémonies officielles.
Cette vue précisément datée est apparue en vente publique en juin 2006 avec cinq autres dessins provenant de la collection Brunet-Denon relatifs à la campagne d’Espagne de novembre-décembre 1808. Ce petit ensemble est à rapprocher de celui, beaucoup plus important, qui est entré au musée du Louvre en 1896. Il se rattache à l’illustration de l’ambitieux projet caressé par Denon de constituer un vaste recueil de la geste impériale, projet interrompu par la chute de Napoléon.
Vue…
Archéologue connu pour ses relevés des fouilles de Pompéi, Breton est un illustrateur didactique familier des vues d’architectures qu’il dessine pour le Magasin pittoresque, le Musée des familles ou L’Artiste, mais aussi pour de grandes synthèses (Monuments anciens et modernes de Gailhabaud, 1850, Monuments de tous les peuples, Bruxelles, 1833) ou encore pour ses propres ouvrages de vulgarisation archéologique, chez Gide, comme Pompeia décrite et dessinée par Ernest Breton (1855)…
Pierre Catherine Amilhau (Toulouse, 1793 – id., 1860), fils d’un notaire de Toulouse, lui-même avocat dans cette ville, fut nommé par Dupont de l’Eure procureur du roi près la cour royale de Toulouse. Élu en 1831 député de Haute-Garonne et constamment réélu sous Louis-Philippe, il soutint la politique du ministère de Casimir-Périer. Il devint premier président à la cour de Pau en 1836.
Avec Henri IV jouant aux barres avec les compagnons de son enfance, c’est le visage des jeux d’une enfance en plein air, chère aux pédagogues et aux biographes du roi depuis le xviie siècle et plus encore depuis le xviiie, qui vient occuper l’espace offert par le paysage à une histoire teintée d’idyllique nostalgie.
S’y ajoute une profusion de petits personnages : femme en costume pyrénéen avec son enfant, garde, cavaliers, promeneurs et même un attelage de bœufs ; les alentours…
Pour Marguerite Gaston, « l’application avec laquelle est rendue l’architecture et la maladresse des autres détails, chèvres, petits personnages, donnent à penser qu’il s’agit de l’œuvre d’un amateur ». L’effet de miniature a sans doute été recherché, sous un angle de vue pastoral, depuis le sud, comme dans quelques autres représentations des mêmes années. La disparition en 1820 de la toiture qui couvrait le donjon de brique offre un critère commode de datation.