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Type de représentation = Allégorie
Projets de cartons pour les vitraux de la grande salle de réunion de l’hôtel construit à Troyes en 1620 par la compagnie des Arquebusiers avec l’aide du duc de Réthelois. Aujourd’hui conservées à la bibliothèque municipale de la ville, « ces charmantes miniatures sur verre peintes [étaient] destinées, comme l’écrit Nicole Hany, à glorifier la royauté ». L’ensemble remonte aux années 1621 à 1624 portées sur certaines pièces, et sa valeur esthétique tient avant tout à son goût décoratif.…
Le format signale un projet d’illustration de livre et l’inspiration désigne plus précisément un frontispice. Mercure complète les médaillons inscrits au temple de l’Immortalité. S’élevant de terre, le Temps emporte l’effigie du bon roi et la désigne à l’adMiration de la France. Un trophée d’armes rappelle les victoires du Béarnais. La Vérité, qui paraît dans le ciel armée d’un glaive et brandissant une lumière, incite tout particulièrement à identifier l’ouvrage avec La Henriade
Sous une tente à baldaquin surmontée de l’ange de la renommée, devant un arbre majestueux, Saint Louis préside à ce curieux rassemblement de têtes couronnées, de manteaux fleurdelisés, de courtisans, gouvernantes et dames d’honneur répartis en deux cortèges, masculin pour l’un, féminin pour l’autre, dont la marche est fermée par trois gardes. Henri IV a pris place à gauche, en véritable patriarche, tandis que le saint ancêtre capétien exerce sur ce lignage un magistère spirituel…
Cette allégorie d’écriture élégante et précise arbore les armes de la maison d’Orléans. Elle se réfère sans doute aux enfants de Louis-Philippe Joseph d’Orléans (1747-1793), duc de Chartres puis d’Orléans (1785), futur Philippe Égalité, qui avait épousé Louise Henriette de Bourbon-Conti : trois fils (le futur Louis-Philippe, né en 1773, le duc de Montpensier et le duc de Beaujolais, né en 1779) et deux filles jumelles (Mlle d’Orléans et Mlle de Chartres, nées en 1777, que l’on…
Élève de Casanova, Claude Louis Desrais fut auteur, au début de sa carrière, de sujets religieux (saints et scènes de l’Ancien Testament). Une autre part de sa production est « badine » (Portalis), c’est aussi un dessinateur de mode (Cabinet des modes, 1785, dédié à Marie-Antoinette), mais il manifeste, dans sa pratique, un talent d’une grande diversité.
L’attribution à ce dessinateur habile d’une composition mariant la grâce et l’agrément du geste à une certaine étroitesse d’inspiration…
La vente après décès d’Alexandre Évariste Fragonard, en décembre 1850, mentionne et décrit ce projet de fronton pour l’église de la Madeleine à Paris :
La France repentante implore le pardon de l’Eternel qui va lui remettre l’olivier de la Paix, grâce à l’intercession de Saint-Louis, Louis XII et Henri IV, du roi martyr et de sa famille ; des chœurs d’anges chantent les louanges du Très-Haut.
La Restauration réorienta les travaux de la Madeleine et prétendit d’abord leur donner…
Les qualités d’exécution de cet Henri IV sur son char de triomphe – de beaux effets de lumière et de réserve, un emploi du lavis bien en harmonie avec toute une part de l’œuvre de Moreau le Jeune – et sa date assez précoce par rapport à l’ensemble des illustrations de l’édition de Kehl de La Henriade (1784-1789) signalent ce dessin isolé comme un projet sans lendemain destiné au poème épique de Voltaire. Quoique proche de la grande figure retenue pour le chant V de cette édition…
Saint Louis conduit Henri IV aux Champs Élysées tandis qu’un génie tient la couronne de France ; dans les nuées, le Béarnais est attendu par les gloires de la France. La justice confond la discorde, que l’archange s’apprête à pourfendre. La vente qui suivit le décès de Charles Meynier, en 1832 (Paris, Petit, Pieri-Bénard), mentionne une Esquisse de l’apothéose d’Henri IV et l’Apothéose d’Henri IV (no 4), « deux beaux forts dessins à la sépia, dans lesquels le même sujet est traité…