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Exposition = Pau 2001
L’art du dessin calligraphique connaît une nouvelle jeunesse sur la fin du xviiie siècle et s’oriente notamment vers le portrait de grands personnages et de figures historiques. Parmi une pléiade d’artistes, certains, quoique prolifiques, sont pratiquement inconnus. Ainsi Angion, à qui l’on doit cette double figure d’Henri IV et de Frédéric II à cheval. Art du détail et du tracé impeccable, la calligraphie se constitue un langage propre, qui insiste, à cette époque, sur les qualités…
Ce buste du bon roi correspond exactement au portrait repris par Henri Charles Müller (Strasbourg, 1784 – Paris, 1845), auteur de la gravure reproduite en frontispice de La Henriade pour l’édition de Dubois datée de 1825 (fig. 162 a). L’encadrement qui s’y ajoute a été dessiné par l’architecte Charles Percier (1764-1838). Le Salon de 1822 signalait le Frontispice d’une édition nouvelle de la Henriade, d’après MM. Gérard et Percier (no 1617) ; à nouveau, le Salon de 1824 avait…
Élève de Casanova, Claude Louis Desrais fut auteur, au début de sa carrière, de sujets religieux (saints et scènes de l’Ancien Testament). Une autre part de sa production est « badine » (Portalis), c’est aussi un dessinateur de mode (Cabinet des modes, 1785, dédié à Marie-Antoinette), mais il manifeste, dans sa pratique, un talent d’une grande diversité.
L’attribution à ce dessinateur habile d’une composition mariant la grâce et l’agrément du geste à une certaine étroitesse d’inspiration…
C’est donc Moreau le Jeune qu’il faut reconnaître, dans le second cas, suivi jusque dans les détails (le nom de Michau inscrit sur une lourde toile pendant au plafond, la panière accrochée, l’attitude du roi : on a juste rajouté quelques fioritures et redondances de costumes et de mobilier), dans une estampe gravée par Jean-Baptiste Simonet (fig. 60 a) qui ne s’inscrit pas dans une nouvelle édition de la La Partie de chasse de Henri IV. On plonge ici dans le dénouement final de…
L’art du dessin saisit le mouvement de la foule accompagnant le 14 août 1818, à sa sortie des ateliers du Roule, avec plusieurs détachements de gendarmerie à pied et à cheval, la nouvelle statue équestre d’Henri IV, qui devait être inaugurée au Pont-Neuf le 25 août 1818. Dix-huit paires de bœufs avaient été attelées ; leurs conducteurs portaient veste bleue et chapeau à la française avec cocarde blanche et fleur de lis en or ; mais, arrivées place Beauveau, les bêtes de somme,…
Les qualités d’exécution de cet Henri IV sur son char de triomphe – de beaux effets de lumière et de réserve, un emploi du lavis bien en harmonie avec toute une part de l’œuvre de Moreau le Jeune – et sa date assez précoce par rapport à l’ensemble des illustrations de l’édition de Kehl de La Henriade (1784-1789) signalent ce dessin isolé comme un projet sans lendemain destiné au poème épique de Voltaire. Quoique proche de la grande figure retenue pour le chant V de cette édition…
Le format signale un projet d’illustration de livre et l’inspiration désigne plus précisément un frontispice. Mercure complète les médaillons inscrits au temple de l’Immortalité. S’élevant de terre, le Temps emporte l’effigie du bon roi et la désigne à l’adMiration de la France. Un trophée d’armes rappelle les victoires du Béarnais. La Vérité, qui paraît dans le ciel armée d’un glaive et brandissant une lumière, incite tout particulièrement à identifier l’ouvrage avec La Henriade
La source est ici manifeste, c’est l’édition du poème de Voltaire illustré par Gravelot qui a retenu le dessinateur, reconstituant une scène d’intérieur à partir de la planche relative au chant IX (fig. 59 a), située, conformément aux vers de Voltaire :
Au fond de ces jardins, au bord d’une onde claireLe renvoi aux vers correspondants de La Henriade est fidèlement repris :
Sous un myrte amoureux, asile du mystère
IX, 489-490
Entraîné par Mornay, par l’Amour attiré,
Il s’éloigne,…
Le geste de générosité du Béarnais en faveur de ses sujets rebelles qu’il ravitaille est une création voltairienne, même si l’on signale plutôt, y compris chez les auteurs les plus élogieux, comme Sully, l’indulgence du roi devant les entorses faites au blocus de la capitale. C’est bien La Henriade qui reconstitue l’événement imaginaire :
Quel est de ces mourants l’étonnement extrême !
Leur cruel ennemi vient les nourrir lui-même.
(X, 369-370)
Mais ici, en pleine expansion de la…