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Exposition = Pau 1999-2000
Avec Henri IV jouant aux barres avec les compagnons de son enfance, c’est le visage des jeux d’une enfance en plein air, chère aux pédagogues et aux biographes du roi depuis le xviie siècle et plus encore depuis le xviiie, qui vient occuper l’espace offert par le paysage à une histoire teintée d’idyllique nostalgie.
S’y ajoute une profusion de petits personnages : femme en costume pyrénéen avec son enfant, garde, cavaliers, promeneurs et même un attelage de bœufs ; les alentours…
La place et le pont donnant accès au monument, l’aile de la chancellerie aujourd’hui détruite, sont agrémentés de petits personnages pittoresques : militaire, Bourgeois, paysan avec son panier, berger avec son patou. On aperçoit la chapelle en ruine, le donjon couvert d’une toiture (emportée par un orage en 1820) et les glacis livrés aux herbes folles. Un garde se détache sous l’arc du porche ; l’horizon se perd dans la verdure. Les coteaux de Gelos et la ville, du côté de la…
Très proche des deux dessins précédents, cette esquisse reprend l’angle de vue du premier avec l’animation du second. Elle correspond manifestement à un état beaucoup moins avancé du travail entrepris. Ou encore à son réaménagement pour une seule et même vue destinée à un ouvrage illustré. De nombreux essais de placement des personnages sont perceptibles, mais n’ont pas été repris à la plume.
Talent précoce, élève de Valenciennes, engagé dès 1792 dans la Compagnie des arts, Lejeune se trouve dans les armées du Nord puis de Sambre-et-Meuse, passe dans le génie en 1795, devient aide de camp de Berthier après 1798. Témoin des grandes batailles (Iéna, Friedland, le siège de Dantzig, Tilsit, Essling, Wagram), il associe à cette carrière militaire un brillant parcours artistique consacré aux grandes heures de la geste impériale. Redevenu bien en cour en 1830, Lejeune reçoit…
Pour Marguerite Gaston, « l’application avec laquelle est rendue l’architecture et la maladresse des autres détails, chèvres, petits personnages, donnent à penser qu’il s’agit de l’œuvre d’un amateur ». L’effet de miniature a sans doute été recherché, sous un angle de vue pastoral, depuis le sud, comme dans quelques autres représentations des mêmes années. La disparition en 1820 de la toiture qui couvrait le donjon de brique offre un critère commode de datation.
Acquis sur le marché de l’art parisien par la Société des amis du château de Pau. Don de la société au musée national (10 avril 1958).
Acquis sur le marché de l’art parisien par la Société des amis du château de Pau. Don de la société au musée national.
Si le point de vue retenu par Harpignies (qui se veut résolument fidèle à Corot) est celui devenu pour ainsi dire canonique chez la plupart des paysagistes des premières décennies du xixe siècle, qui ont trouvé à cette position imprenable la complémentarité idéale offerte par un premier plan boisé, des lointains montagneux d’allure grandiose et un monument gardant un tant soit peu son allure féodale parsemée de tours, ce brillant croquis revisite l’héritage troubadour et romantique,…
Acquis en 1953. Don de la Société des amis du château de Pau.
Cette vue du château de Pau avant sa restauration, et même avant l’écroulement de la toiture qui surmontait le donjon Gaston Fébus jusqu’en 1820, est à rapprocher de l’aquarelle de dimensions voisines où apparaissent la signature de Jean-Baptiste Chiche et la date de 1822 (cat. 95 ; le donjon est alors dépourvu de cette couverture) : vues pittoresques dans l’approche de l’architecture et du site, mais aussi dans l’orientation descriptive des bords de rivière.