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Exposition = Pau 1985
Henri d’Albret, qui a combattu à Pavie aux côtés de François Ier, épouse la sœur du roi, Marguerite d’Angoulême, en 1527. Ce mariage élargit notablement son assise territoriale en Gascogne et au-delà (comté de Rodez). Actif et organisé, il dote ses États d’institutions stables, fait rédiger les Fors de Béarn (1551) ; il établit la forteresse de Navarrenx comme bastion de sa puissance politique et militaire. Mais il ne perd rien de ses projets de reconquête sur toute la partie…
Arrière-petit-fils du pape Paul III, général dans les armées espagnoles, Alexandre Farnèse participa à la bataille de Lépante et devint gouverneur général des Pays-Bas. Homme de guerre et fin politique, il dut, sur ordre de Philippe II, porter secours à la Ligue contre Henri IV, et débloqua Rouen en 1592 ; mais, blessé à Caudebec, il mourut la même année.
Frère du duc de Joyeuse tué à la bataille de Coutras, prélat lettré, archevêque de Toulouse en 1584, négociateur d’Henri III à Rome, le cardinal François de Joyeuse prit le parti de la Ligue à la mort de ce roi, puis se rallia à Henri IV, dont il plaidait la cause auprès du pape en 1595. Il resta influent à Rome, baptisa le dauphin Louis à Fontainebleau et le sacra roi en 1610.
Ce juriste humaniste, conseiller puis président au Parlement, maître des requêtes, devint chancelier sous François II, grâce à la protection des Guises, mais il s’identifia bientôt à la politique d’équilibre et de défense de la paix civile mise en œuvre par Catherine de Médicis. Présenté traditionnellement comme le symbole d’une voie tolérante, il constata surtout l’échec de ses espoirs de réunification religieuse, cherchant néanmoins à sauver l’unité civile et politique du royaume.…
Alexandre de Médicis, cousin germain du grand-duc Côme Ier, archevêque de Florence en 1574, cardinal en 1583. Ce diplomate de carrière doublé d’un zélé réformateur – lié à saint Philippe Neri, il pose la première pierre de la Chiesa Nuova à Rome en 1575 – fut l’un des membres les plus influents du « parti français » au sein du Sacré Collège. Il fut d’ailleurs envoyé comme légat dans ce royaume en 1596, permettant la réorganisation de l’Église dans ce pays et poursuivant l’effort…
Infatigable homme de guerre, Jean d’Aumont servit six rois, de François Ier à Henri IV, et combattait encore à Arques et Ivry, avant de mourir de ses blessures au siège de Camper en Bretagne, à l’âge de soixante-treize ans.
Issu d’une famille de robe, chancelier du duc d’Anjou, Philippe Hurault de Cheverny devint l’un des conseillers proches d’Henri III, qui lui confia les sceaux en 1578 et le fit chancelier en 1583. Après une brève éclipse de faveur, il revint en grâce en 1590 auprès d’Henri IV. Favorable à Gabrielle d’Estrées, riche et influent, il mourut quelques mois après la favorite.
Le plus jeune des trois fils du maréchal de Châtillon, François d’Andelot, colonel général de l’infanterie, frère d’Odet, cardinal de Châtillon, et de l’amiral Gaspard de Coligny, fut un ardent huguenot. Il fit même décorer son château de Tanlay (Yonne) de peintures satiriques hostiles au pape et au parti catholique.
Grand capitaine fort admiré de Brantôme, Armand de Gontaut fut l’un des principaux hommes de guerre catholiques dans les années 1560 et devint maréchal de France en 1577. Il reconnut très tôt Henri IV et mourut au siège d’Épernay en 1592.
D’une lignée de généraux allemands originaires de Prusse, placé lui-même sous le duc de Parme, Charles de Mansfeld combattit aux Pays-Bas et fut envoyé en Picardie pour soutenir Mayenne (1593). Opposé à cette expédition, il obtint d’être envoyé en Hongrie pour combattre les Turcs.