Paul Mironneau et Claude Menges-Mironneau
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3 dessins trouvés pour :
Exposition = Pau 1974

Trois récits, trois aspects de la légende henricienne. Le premier est celui d’une naissance mythique, telle que les biographes l’ont transmise dans sa tradition exceptionnellement imagée. C’est Péréfixe qui est cité (Ire partie, 1553) :

Sitôt qu’il fut né, le grand-père [Henri d’Albret] l’emporta dans le pan de sa robe en sa chambre, et donna son testament, qui était dans une boîte d’or, à sa fille […]

Aucune nouveauté ; notre version répercute seulement le surcroît d’intérêt de…

Le deuxième récit, lui aussi résumé d’après les termes mêmes de Péréfixe (Ire partie, année 1575), fait ressortir l’heureuse alliance de cette humanité avec le comportement loyal et sensible du prince, rompant avec la cruauté d’un temps de discordes civiles et familiales. La vignette en-tête dessinée par Moreau le Jeune pour le livre V de l’Histoire de la Maison de Bourbon de Désormeaux, en 1788, traite du même épisode dans un style de représentation radicalement différent.

Le troisième récit, enfin, est celui de la vive confrontation, en la personne du roi, entre la sensibilité amoureuse et le sens de la politique et de ses devoirs. Tiré des Mémoires de Sully, il obéit directement à cette source, que la lettre se contente de résumer. Voulant raccommoder sa maîtresse et son ministre entrés en conflit, Henri se montre énergique face à Gabrielle, qui, pourtant, « n’omit rien de ce qu’elle connoissoit capable d’attendrir son cœur » :

Pardieu ! Madame,…