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Exposition = Pau 1971
On portera attention à trois estampes des dernières années du règne, deux d’entre elles signées du Flamand Jan Van Haelbeck (mort à Paris vers 1630), éditées par Leclerc (fig. 30 a et b, deux états), la troisième de Léonard Gaultier, cette dernière datée de 1609 (fig. 30 c). Il ne sera pas sans intérêt d’observer que le peintre verrier troyen Linard Gontier (1565 – vers 1642), dans l’exaltation du pouvoir royal, s’inspira de ce modèle pour l’exécution de l’un de ses vitraux destinés…
Le troisième récit, enfin, est celui de la vive confrontation, en la personne du roi, entre la sensibilité amoureuse et le sens de la politique et de ses devoirs. Tiré des Mémoires de Sully, il obéit directement à cette source, que la lettre se contente de résumer. Voulant raccommoder sa maîtresse et son ministre entrés en conflit, Henri se montre énergique face à Gabrielle, qui, pourtant, « n’omit rien de ce qu’elle connoissoit capable d’attendrir son cœur » :
Pardieu ! Madame,…
Henri IV et Gabrielle, dans un intérieur soigneusement arrangé selon le style supposé de leur époque, échangent des mots doux, loin des travaux guerriers que seuls dénotent les armes et le panache du roi, posés sur une chaise, ainsi que l’étendard portant les mots de Montjoie // [Saint] D[en]ys, comme en réponse au très Bourgeois rideau à droite de la pièce. Le registre inférieur fait surgir ce « diable à quatre » au cœur de la mêlée… Des trois « talents » « de boire, de battre…
Acquis sur le marché de l’art parisien par la Société des amis du château de Pau. Don de la société au musée national (4 mai 1962).